Samedi visionnaire
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Le temps de l’orientation de Victor approche, puisque nous sommes sensés rendre nos avant-derniers vœux pour son entrée en première la semaine prochaine.
Le bac change complètement à partir de sa promo, et il faut désormais choisir 3 options qui complèteront les matières obligatoires pour toutes les premières de lycée général.
Au début de sa seconde, Victor envisageait de choisir :
Maths (qui bizarrement, ne sont plus dans le tronc commun)
Physique (pour poursuivre en école d’ingénieur, éventuellement automobile)
Sciences de l’ingénieur (pour bien confirmer les sciences)
Mais finalement, depuis septembre, il a changé d’avis et pense plutôt se diriger vers du commerce, marketing, communication. Il exprime vouloir faire de l’organisation d’événements, mais la suite de la formation reste à définir...
Donc maintenant, il envisage de prendre :
Maths
Anglais
Sciences du numérique (informatique et découverte des langages de programmation)
Nous voilà donc ce matin partis pour Auch, que nous savions être le lycée proposant dans le coin les sciences du numérique, ce qui est encore rare car très nouveau. L’adaptation à l’ère moderne prend du temps quand il faut la traduire en apprentissage.
Et là, au milieu des infos qu’on nous donne, nous apprenons que finalement, ce n’est pas Auch mais Lectoure qui est notre lycée de secteur, et que sans de très bonnes raisons, nous n’aurons pas accès à Pardailhan.
Zut alors. Car que nous sachions, il n’existe pas actuellement de bus vers Lectoure depuis Nogaro ou Cazaubon, et Lectoure est vraiment très loin de chez nous, trop loin pour y emmener ou chercher Victor 2 fois par semaine avec nos horaires de boulot.
Il va donc falloir demander une dérogation pour obtenir Auch.
Et pour mettre toutes les chances de notre côté, nous pensons même demander l’entrée en classe européenne. À Auch, la classe européenne met le paquet sur l’espagnol, avec en première, 2 heures de secours supplémentaires, une pour de l’espagnol courant, la seconde pour de l’histoire géo espagnole ou latine. En terminale, 2 heures pour l’histoire géo espagnole seulement.
Adrien et moi étions euphoriques, Victor un peu moins, mais il a compris que ce serait un très net avantage de parler couramment anglais et très bien espagnol pour avancer dans la vie, et il est motivé pour aller à Auch avec ses potes du Vllarp qui selon toutes prévisions, seront tous là bas aussi l’an prochain.
Nous avons ensuite visité l’internat et tout l’établissement, l’ensemble nous a fait très bonne impression à tous les trois.
Une chose est sure : cette réforme avance au jour le jour et n’est pas du tout aboutie. La preuve en est que Nogaro n’a toujours pas officiellement sa liste d’options annoncées définitivement, que personne ne nous avait prévenus à Nogaro que notre secteur pouvait être Lectoure, et que les profs d’anglais et d’informatique que nous avons vus ce matin ne savent absolument pas pour le moment ce que seront les programmes de terminale en 2020-2021...
Mais par contre, on demande aux gosses de savoir ce qu’ils veulent faire dans 6 ans pour être bien sûrs de prendre la bonne voie dès aujourd’hui !!!!
Personnellement, même si cette réforme a beaucoup de points positifs, notamment le fait que l’on arrête la suprématie du bac scientifique y compris pour les littéraires de haut vol, ce choix de parcours en fin de seconde me paraît un peu complexe à appliquer systématiquement. A l’âge de Victor, on peut sans doute savoir ce qu’on ne veut pas faire comme métier, mais on ne peut pas toujours clairement dire que l’on veut faire du droit, être vétérinaire, ou ingénieur aéronautique. Plus encore, on ne peut pas dire à coup sûr qu’on fera un IUT, un BTS, un DEUG ou une école. C’est pourtant ce que cette réforme exige et je trouve ça un peu rude. Nous avons de la chance que notre Victor soit plutôt bien construit pour accepter aujourd’hui de suivre nos conseils et de se donner la chance d’aller loin dans ses études, pour aller plus haut dans les boulots qui suivront. Mais certains gamins mal conseillés doivent être complètement paumés.
Céline, Choupinette, Christelle, vous qui avez le même souci avec vos Thibault, Emma et Bastien, qu’en pensez vous et comment ça se passe chez vous en IDF, banlieue lyonnaise et Normandie ?


