Premiers concours pour Victor
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Gros stress ce We pour Victor qui a débuté ses concours avec celui de l’INSEEC Bordeaux d’abord jeudi soir, puis celui de l’ESC Pau samedi...
C’est son avenir à lui qui est en jeu, mais toute la famille est en apnée, presque plus inquiète que l’intéressé qui passe aux toilettes toutes les heures depuis 3 jours, c’est dire le niveau de stress...
Le 1er concours, INSEEC Bordeaux, réduit à un unique oral via WhatsApp avec un professionnel au lieu de plusieurs épreuves écrites et un entretien quand on n’est pas en plein Covid, s’est plutôt mal passé... Jeudi soir donc, ambiance en berne lors du repas familial, on est persuadé que ça ne va pas le faire...
Qu’à cela ne tienne, le 1er concours aura servi de test, et va permettre de mieux réussir le second et tous les autres !!
Alors on ne lâche rien, Victor rebosse pendant 2 jours les réponses aux questions chiantes, il prépare des fiches de révision des ministres actuels, note des faits marquants (hors Covid) en France et à l’international en 2020, et la liste des entreprises du CAC 40. On ne sait jamais, si ces questions là revenaient...
On joue les jurys hyper casse-pieds, on reformule, on recommence, on travaille l’intonation, je le filme... Et dans 10 ans, vous vous voyez comment ?
Puis arrive samedi après-midi, il a jusqu’à 23h59 pour se connecter au site web du concours de Pau, et passer les 1h30 de tests en ligne.
Il sait qu’il va avoir à la chaîne des séquences chronométrées de rédaction, d’autres de vidéo à enregistrer, en français, en anglais, des QCM... Bref, un peu de tout pour tester son niveau et sa motivation.
Évidemment, chaque école a ses spécificités, et il faut, pour sortir du lot, les connaître, les citer, les vanter, et surtout ne pas confondre avec celles de l’école de la veille !! En plus, Pau est parmi ses écoles favorites, en partie parce que beaucoup de ses copains y seront aussi à Pau, à la fac ou dans d’autres écoles. Et oui, y’a pas que le boulot dans la vie d’un jeune de 17 ans...
Victor s’installe donc à mon bureau, se connecte à sa messagerie pour accéder au lien qu’on lui a envoyé par mail, et voit qu’un nouveau message est arrivé de la part de l’INSEEC. Il l’ouvre, sans même mesurer les conséquences qu’une notification de refus pourrait avoir sur la suite de sa journée et sur son état d’humeur pour assumer le second concours de sa vie :
Nous n’en croyons pas nos yeux... IL EST REÇU !!! On est tellement content !!!
L’angoisse de ne pas être orienté dans au moins un de ses choix disparaît, on est euphorique, ça crie, ça rigole et ça se fait des gros câlins les yeux humides. Quel soulagement ! Et quelle fierté aussi, j’avoue... Il a vaincu Parcoursup avant l’heure !
Victor aussi est aux anges, mais il doit se remobiliser et se reconcentrer sur Pau, meilleur choix encore que l’INSEEC Bordeaux à ses yeux.
On l’abandonne à son écran, et il enchaîne les questions. On est tous les 3 à proximité avec Alex et Adrien, privés d’internet pour ne pas piquer de la bande passante, on essaie d’entendre ce qu’il dit, on épie les monologues, on décrypte les longs soupirs et les prises de respiration, ça dure un siècle cette heure et demi... :)
Et puis, enfin, c’est fini...
La pression redescend, on debriefe, et globalement, il n’est pas mécontent de sa prestation, à part pour l’épreuve orale en anglais de description d’une image bizarre. Pas grave, petit coefficient...
Il est 17h30. La vie d’un week end d’hiver normal reprend son cours. Victor rejoint sa chambre et sa console chérie. Il l’a bien mérité...

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