Hors de risque
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C'est mercredi matin que venait le paysagiste pour couper notre arbre si dangereux devant la maison. Vous vous souvenez, il était déjà tombé en partie à deux reprises, à chaque fois en tombant sur le chemin du voisin et bloquant son accès à sa maison. Il avait même déconnecté le câble de téléphone une fois, nous privant d'internet jusqu'à ce qu'Adrien le reconnecte lui-même sans attendre l'intervention de SFR prévue sous quinzaine (vive la campagne profonde !)...
A chaque orage, désormais, nous redoutions le pire, et ouvrions les volets avec une grosse angoisse que l'arbre soit de nouveau tombé.
Ce mercredi donc, l'arbre fut abattu avec précaution car "il marquait de réelles marques de souffrance par endroits et ne réagissait pas du tout comme les autres arbres" a dit le pro.
Quelque part, ça fait mal au coeur d'avoir dû se séparer d'un tel monument. Le lieu-dit où nous habitons porte même le nom de Pignay à cause des deux pins qui existaient sur notre terrain. Les anglais avaient déjà fait couper le premier, nous avons abattu le second, et les futures générations ne se souviendront peut-être pas de l'origine de Pignay.
