Moi, tout simplement
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Fin mars, avant même que les affaires ne tournent au vrai vinaigre chez Vin Adour et Fantaisies, j'avais répondu à une annonce émise par le domaine d'Uby (chez qui j'avais déjà postulé l'année dernière quand j'hésitais à arrêter Gasconia).
Alors que l'an dernier j'avais obtenu une réponse immédiate repoussant ma candidature, cette fois ci la DRH me prévenait aussi rapidement que les dossiers seraient étudiés de près pendant la première quinzaine d'avril.
Quand nous sommes partis en Espagne, le 16/4, je n'avais toujours pas de nouvelles et commençais à ne plus y croire. Jusqu'à ce que le téléphone sonne là bas, et que l'on convienne avec cette même DRH d'un entretien téléphonique formel à mon retour.
L'entretien eu lieu le jour où je recevais ma lettre annonçant le prochain licenciement... Remontée à bloc, je crois que j'ai été très efficace, puisque j'ai su quelques jours après que je passais à la phase finale, c'est à dire l'entretien en face à face avec les trois décisionnaires, le big patron, la directrice commerciale et la DRH.
Cet entretien a eu lieu lundi matin. Nous ne sommes plus que 5 candidats (quand même !), aux profils très différents parait-il. Je n'ai pas eu le droit à d'autres indications sur leur analyse de mon profil, à part qu'ils ont à plusieurs reprises souligné mon parcours très riche et multi-fonctionnels, allant jusqu'à me poser la fameuse question "Ne craignez-vous pas de vous ennuyer dans ce job de simple assistante administrative et commerciale ?".
Ma réponse est aussi claire que mes idées : NON, je ne crains pas de m'ennuyer parce que je n'aurai pas dix tordus à manager, ni mille choses à faire dans la journée, ou encore trois nuits d'insomnie par semaine parce que je ne sais pas comment je vais remplir ma part de frigo ce mois-ci. NON, je n'ai pas peur d'un petit boulot d'assistante. Même pire, JE REVE d'un boulot d'assistante !!
Je ne sais pas s'ils l'auront vraiment compris ou s'ils auront envie de le croire, et je ne sais pas si un autre candidat sera plus adapté au job. La fin de la semaine devrait me le dire.
Ce que je sais en revanche, c'est que j'ai peu de fois été aussi naturelle en entretien, comme me recommandais d'ailleurs Adrien d'être ce matin. Pas de maquillage, pas de tailleur, pas de surjeu, pas de flagornerie, juste moi, mes atouts, mes réussites et mes échecs.
Si ça passe, je serai la plus heureuse du canton.
Et si ça ne passe pas... ça passera !

